Isor est une enfant différente (les nombreux spécialistes qu’elle a consultés
n’ont pas posé de réel diagnostic, autiste ? déficiente ?), elle ne parle pas et
ses comportements sont imprévisibles et parfois volcaniques.
Ses parents sont démunis malgré l’amour qu’ils lui portent, et la première
partie du roman dans laquelle les voix du père et de la mère se font écho pour
tenter de décrire leur fille et le quotidien dans lequel elle les entraîne, est très
émouvante.
Puis vient la rencontre d’Isor et de Lucien, un vieux voisin solitaire avec qui
elle va nouer une relation forte et déroutante pour ses parents, à la manière
d’une petite-fille avec son grand-père, relation qui va l’éveiller à la vie.
Un premier roman qui résonne comme un conte, écrit avec virtuosité par une
jeune autrice de 21 ans.





